Les 4 étapes de la clownerie du PCF

 1/ Se présenter seul

2/ Faire campagne sur les sujets de la droite et taper sur Mélenchon

3/ Faire 2% et faire perdre la gauche en même temps

4/ Accuser la FI au lieu de faire son autocritique

«Sans la bêtise et l’égoïsme de Roussel il y aurait aujourd’hui en France un VERITABLE second tour. C’est à cause de Roussel et du PCF que nous allons souffrir pour cinq, dix, quinze années de plus. #PlusJamaisPCF», peut-on par exemple lire sur Twitter.

Cela faisait quinze ans, que le PCF n’avait pas présenté un candidat. En 2022, le parti est revenu pour la présidentielle avec Fabien Roussel. Une candidature qui s’est soldée dimanche soir par une huitième place et 2,28% des suffrages exprimés. Un pourcentage certes faible mais qui aux yeux des Insoumis et d’autres sympathisants de gauche aurait pu permettre à Jean-Luc Mélenchon de rattraper et même dépasser Marine Le Pen.

Si le candidat communiste est le principal visé, le Parti socialiste aussi a eu droit à son hashtag #PlusJamaisPS. Certains insoumis estimant qu’Anne Hidalgo aurait dû se retirer au profit de Jean-Luc Mélenchon pour faire barrage au Rassemblement national.

Sur les réseaux sociaux, certains appellent donc à mettre fin définitivement à tout accord électoral avec le PCF mais également avec le PS, notamment au moment des élections législatives des 11 et 19 juin prochains.

UNE PRÉSIDENTIELLE QUI RAPPELLE CELLE DE 2002

Dans le détail, seulement 421.420 voix ont séparé le troisième homme de la campagne de Marine Le Pen. Une très courte avance et une levée de boucliers contre les petits candidats qui ont donné à la campagne présidentielle de 2022 des airs de 2002.

Il y a vingt ans, la gauche n’était en effet pas parvenue à accéder au second tour à cause de trop nombreuses candidatures, permettant à l’extrême droite de se qualifier. Marine Le Pen prenant vingt ans après et pour la seconde fois la place de son père.

Sans surprise, Fabien Roussel, candidat communiste, n'est pas qualifié au second tour de l'élection présidentielle

Si en 2022, la candidature du communiste Fabien Roussel est considérée comme celle qui a fait perdre la gauche, en 2002, c’était Christiane Taubira qui était sous le feu des critiques. Alors que Jean-Marie Le Pen accédait au second tour avec 16,86% des voix, Lionel Jospin échouait à y aller avec seulement 0,68 point de moins que le candidat du Front national. De son côté, Christiane Taubira candidate du Parti radical de gauche obtenait 2,32% des suffrages.

Pour les soutiens du PS, c’est sa candidature trop similaire à celle de Lionel Jospin qui avait permis le passage de l’extrême droite et la victoire du président sortant Jacques Chirac. Robert Hue, candidat du PCF de l’époque, avait lui aussi été accusé d’avoir favorisé l’arrivée au second tour de Jean-Marie Le Pen.