Voter pour un candidat dont on sait qu’il ne sera pas au 2e tour, c’est voter pour Macron.

Élection présidentielle – Faites le bon choix !
Voici le mien


Je n’ai encore jamais milité pour un parti ou un personnage politique
 sur mon blog ou sur mes réseaux. Mais l’heure est grave. La situation actuelle, en France et dans le monde, me pousse aujourd’hui à le faire.

Je vais donc vous dire pour qui je vais voter le 10 avril – et le 24 ! -, mais surtout, je vais vous expliquer pourquoi je ferai ce choix.

Mais avant d’arriver à ce stade, je dois vous préparer, vous amener à comprendre qu’il n’y a qu’un choix possible. A condition bien sûr que comme moi, vous appeliez de vos vœux « un autre monde ».

Car enfin, comment pourrions-nous continuer à supporter tant d’injustice, tant de souffrance, tant d’arrogance, tant de folie, et tant d’atteintes à nos libertés fondamentales ?

Mais si ça vous va, alors votez Macron, vous serez servi. Et vous aurez droit à du rab. Même goût, même couleur ; même musique, mais en plus fort.

Pour ma part, je ne saurais m’y résoudre. Je pense qu’un autre monde est possible et j’y crois, dur comme fer.

 

Le 10 avril, l’espoir

Alors que tous les chiffres donnent Emmanuel Macron réélu dans un fauteuil, il y a pourtant dans ces mêmes chiffres la preuve qu’une alternance est possible.

Pourquoi une alternance ? Pour en finir avec une politique immobiliste en matière écologique. Je vous rappelle que la France se fait rappeler à l’ordre par les instances européennes pour ses manquements. Depuis longtemps, la France ne respecte pas ses engagements en matière de politique environnementale. E. Macron n’a rien fait pour que la situation s’améliore. L’écologie, il s’en moque.

Je veux en finir avec une politique de régression sociale, de fracture sociale, en finir avec ce président qui divise le peuple français, qui veut « emmerder » les uns et chouchouter les autres – une attitude indigne d’un président…

Je veux en finir avec ce président qui veut coûte que coûte faire injecter au peuple de France des liquides expérimentaux encore en phase 3 d’essai clinique. 

Je veux en finir avec ce président hautain qui méprise les demandeurs d’emplois : « traversez la rue et vous trouverez du travail »… 

Je veux en finir avec un président qui est au service des plus riches, des privilégiés ; qui préfère sauver les grandes entreprises et les banques plutôt que de donner un toit et à manger aux plus nécessiteux.

Je veux en finir avec ce président dont les décisions flirtent souvent avec l’abus de pouvoir, avec des relents de dictature. On a vu comment il est capable de confisquer la démocratie et les libertés sur un simple coup de tête, conseillé par des pantins à la botte du lobby de la pharmacie. 

Je veux en finir avec ce président qui permet à ses « forces de maintien de l’ordre » de tuer et mutiler des manifestants qui ne demandent qu’à vivre dignement dans un pays d’abondance au milieu de la richesse la plus exubérante. Le bilan de la répression des diverses manifestations des Gilets jaunes est terrible, on ne le rappellera jamais assez : 13 morts, 27 personnes éborgnées, 150 blessés graves, un total de 1500 blessés et, cerise sur le gâteau, des gens emprisonnés pour leurs convictions politiques.

Un tel président ne peut, ne pourra jamais instaurer la paix sociale. Il n’est pas au service de son peuple mais d’un système. Un système qui a montré depuis longtemps son incapacité à résoudre les problèmes qui assaillent ce monde et des millions d’êtres humains. C’est un système obsolète, qui a fait son temps. Le moment est venu de passer à autre chose. 

Je veux en finir avec ce président qui prône le nucléaire à tout va, montrant par là qu’il ne connaît rien au sujet, car toutes les études, tous les bilans montrent clairement que l’industrie nucléaire est en faillite et que les projets en cours (EPR…) sont des échecs cuisants qui ne verront jamais le jour.

Le glas de l’industrie nucléaire est d’ores et déjà sonné, mais ce président ne le sait pas encore. Il n’a rien compris et il s’obstine… tout comme la plupart des candidats d’ailleurs.
Sauf deux !…

Donc, à ce stade de mon développement, on va considérer qu’on ne veut plus de Macron. 1er point.
Et si vous avez encore des doutes, lisez gratuitement la 1ère édition papier de France-Soir depuis 10 ans  – un événement ! Un numéro exclusif qui dresse sans concession un bilan sur le quinquennat de « L’homme qui n’aimait pas la France » : https://www.francesoir.fr/culture-medias/edition-speciale-francesoir-lhomme-qui-naimait-pas-la-france.

Maintenant, le plus dur reste à faire. Décider pour qui voter. Vous ne voulez plus de Macron, mais faites attention à ne pas voter pour un candidat qui ne sera qu’un fossoyeur de l’alternance, car en diluant et en divisant les forces progressistes, tous les « petits candidats » ne font que favoriser la réélection de Macron.

Voter pour un candidat dont on sait qu’il ne sera pas au 2e tour,
c’est voter pour Macron.
C’est mathématique, évident, incontournable.

Vous votez blanc ? Pareil, vous diluez le vote révolutionnaire, et vous contribuez à la réélection de Macron.
Vous ne votez pas ? Ne vous en vantez pas, car vous contribuez aussi à la réélection de Macron.
Et comment pourrez-vous continuer de vous plaindre et critiquer le système si vous ne faites rien pour qu’il change ?

Vous votez PCF, ou LO ? Ces partis ne jurent que par l’emploi. Tout est bon, si ça peut permettre d’embaucher des travailleurs. Au passage, moi je ne suis pas un travailleur, puisque je suis (petit) patron. Tout le monde le sait, les patrons ne travaillent pas. Un patron, ça n’en fout pas une. Ça joue au golf, ça vogue sur son yacht, ça se pavane dans des voitures de luxe, ça exploite juste les travailleurs…
Quand ces partis vont-ils en finir avec cette rhétorique d’un autre âge ?

Ils sont donc à fond pour le nucléaire et se moquent d’ailleurs de ce que l’on fabrique – médicaments, alcool, armes, viande en élevage industriel… – pourvu que ça donne de l’emploi aux travailleurs.
C’est un discours affligeant, imprésentable. 

Les seuls que j’aime bien, c’est le NPA, qui a totalement intégré la dimension écologique ; ils sont notamment anti-productivistes et anti-nucléaires, et prônent un réel partage des richesses. Malheureusement, pour revenir au sujet de cet article, voter NPA ne contribuera qu’à faire réélire E. Macron… 

Je ne m’attarderai pas sur les candidats de droite, qui rêvaient tous pourtant d’une présence au second tour.   
Éric Zemmour m’amuse, j’aime l’écouter, il parle bien, sur la base d’une grande culture. Mais je n’ai pas ses idées, loin s’en faut ! Ni celles de Marine Le Pen. Je crois en la fraternité des peuples, en l’amour ; je crois au partage et en l’égalité des chances, que seule une révolution globale peut apporter.
Ni E. Zemmour ni M. Le Pen ne sont porteurs de ces idées.

Valérie Pécresse… la pauvre. Elle doit être vraiment mal dans ses sabots… Le charisme d’un bigorneau (je sais, je ne devrais pas dire des choses comme ça, mais j’ai déjà tant à me faire pardonner… tant pis, je me lâche), elle n’a rien à dire, rien à proposer.
Tout ce que veulent Les Républicains, c’est reprendre le pouvoir… pour faire la même politique que Macron, peut-être en pire. Le problème de LR, c’est qu’ils n’ont rien à reprocher à Macron. La preuve, beaucoup d’entre eux l’ont rejoint. Alors ils s’évertuent à essayer de trouver des biais pour se démarquer de lui. C’est impossible ! LREM et LR, c’est bonnet blanc et blanc bonnet.
La campagne de Macron est clairement à droite – dixit tous les commentateurs –, et en cela, il ne laisse aucun os à ronger à LR.
Pour Pécresse et LR, c’est la débandade, avec dans quelques jours, une débâcle annoncée, et l’explosion de LR.

Moi, ce jour-là, je reprendrai deux fois du tiramisu.

 

Alors, vous voyez où je veux en venir ?…

Je peux avoir de la sympathie pour des candidats épris de justice sociale, de partage des richesses, d’écologie… mais lors de ce vote, il ne s’agit pas d’exprimer ses sympathies, mais de faire élire un nouveau président ! Avec à la clé, si possible, un changement de société.

Vous l’avez compris, le choix se restreint. Il faut voter efficace, « utile » comme ils disent. La seule possibilité de voir un nouveau président à la tête de ce pays, c’est de voter directement au 1er tour pour  un candidat qui a mathématiquement la capacité d’accéder au second tour. Si vous ne le faites pas, vous contribuez simplement à maintenir Emmanuel Macron au pouvoir. Aïe.

Je vais donc voter pour le candidat qui propose une véritable alternance et qui puisse dans un premier temps, accéder au second tour, et ensuite, battre Macron au second tour : Jean-Luc Mélenchon. 

Le vote JL. Mélenchon est le vote du renouveau, de la révolution sociale, écologique, constitutionnelle, démocratique. Cette révolution pacifique que j’appelle de mes vœux depuis si longtemps.

Le niveau de JL. Mélenchon dans les sondages montre qu’il est le seul à pouvoir rassembler et additionner les votes de tous ceux qui ne veulent plus de Macron. Et là, la victoire est vraiment possible.

 

Écartons tout de suite les arguments contre.

Mélenchon est vieux ? Vous plaisantez ; il a 70 ans, 3 ans de plus que moi, et je me sens au plus haut de ma forme. Au passage, je viens encore de faire second au slalom annuel de mon club de ski, à 10/100èmes du premier. Avec beaucoup de moniteurs derrière moi. À 67 ans, ma petite fierté.

Et de toute façon, Mélenchon n’a pas vocation à s’éterniser. Il n’a aucune ambition personnelle.
Il veut juste mettre en place les bases du changement, la 6e république avec une nouvelle constitution, un nouveau contrat social, une nouvelle relation avec le monde animal, avec nos anciens, une nouvelle justice pour tous ceux qui souffrent.

Mélenchon a mauvais caractère, il n’est pas sympathique, il « dérape » parfois ?

Et alors ? Moi aussi je dérape, souvent ! Et beaucoup de gens ne me trouvent pas sympathique. C’est le lot des passionnés. Nous sommes impatients, parfois intolérants face à la bêtise, la roublardise, l’ignorance, et les mots fusent trop vite, sans réfléchir. Et on le regrette, mais trop tard.

Pourtant, Mélenchon a mis de l’eau dans son vin. Il doit avoir des coachs qui l’ont calmé, ça se voit. Et de toute façon, je préfère quelqu’un qui a mauvais caractère mais dont je connais la probité et la pureté des intentions, que quelqu’un qui n’a pas de caractère du tout et se contenterait d’écouter ses conseillers. (Regardez les conseillers de Macron en matière de santé…)

Mélenchon met le doigt où ça fait mal, et il dit ce qu’il faudrait faire pour que ça aille mieux. C’est le seul.

En conclusion, si vous cherchez un candidat parfait, vous avez toute ma compassion. Car vous vous exposez à de sérieuses désillusions… Mélenchon n’est pas parfait, moi non plus, et vous non plus. Alors, maintenant, on fait quoi ?

Jean-Luc Mélenchon est juste celui qui, selon moi, coche le plus de cases. En tout cas les cases qui m’intéressent : l’abandon du nucléaire, une vraie justice sociale, une écologie radicale, une vraie démocratie qui redonne le pouvoir au peuple. « Power to the people » chantait déjà John Lennon en 1971 – vous ne croyez pas qu’on a assez attendu ?

 

Ils soutiennent Mélenchon

Nous sommes nombreux à constater que Jean-Luc Mélenchon est plus écologiste que Yannick Jadot.
Pour Eymeric Caron (encore un que beaucoup de gens ne trouvent PAS sympa !…), journaliste en pointe sur ces questions – il faut lire ses livres admirables –, président de REV (Révolution Écologique pour le Vivant), « le programme de Jean-Luc Mélenchon est le plus écologiste des programmes des candidats. Chez Yannick Jadot, on a l’incarnation d’une écologie molle, une écologie du système, qui accepte le système et qui propose juste de l’amender aux marges. Une écologie mathématique, de quota, comme le quota de CO2. Il n’y a pas la redéfinition totale de ce que l’être humain représente au milieu du vivant. Chez Jean-Luc Mélenchon, on a la radicalité de l’écologie clairement affirmée. Aujourd’hui, on a besoin de cette radicalité, qui consiste à aller au bout d’une idée. Il y a une cohérence absolue entre les différents pans de son programme ».
Parlant d’écologie radicale, je lance un appel à Sandrine Rousseau pour qu’elle rejoigne JL. Mélenchon. Elle a déjà compris, un peu tard, que le pion Jadot n’irait pas à dame. 

Mélenchon bénéficie d’autres soutiens prestigieux de gens que j’admire, dans leur domaine respectif.

Et puis il y a même des étrangers, on se demande pourquoi mais c’est vrai : Dany Glover, le collègue de Mel Gibson dans la série de film « L’arme fatale », soutient JL. Mélenchon depuis 2017.
Marc Ruffalo, autre grand acteur, également. Pamela Anderson s’est jointe à eux. Ainsi que Noam Chomsky, Oliver Stone, Nancy Fraser, la dramaturge Eve Ensler. C
Chez nous, Robert Guédiguian, Édouard Baer, Philippe Caubère, Bernard Lavilliers… Et Bruno Gaccio, que j’aime beaucoup. Un gars intelligent, je trouve. 

Universitaires de prestige, militants féministes, philosophes, sociologues, économistes, cinéastes acteurs, ils sont nombreux à avoir compris que seul JL. Mélenchon offre une réelle perspective de changement.

Je rappelle que Noam Chomsky professeur au MIT, fait partie des 10 auteurs les plus cités dans le monde au XXe siècle et est reconnu par le New York Times comme « le plus important intellectuel de notre époque ». Un soutien de poids donc pour Jean-Luc Mélenchon.

Enfin, plus de 160 enseignants et chercheurs en économie, appartenant à des écoles de pensée différentes, se prononcent dans cette tribune en faveur du programme économique de l’avenir en commun et soutiennent la candidature à la présidentielle de Jean-Luc Mélenchon. 

Ce monde ne peut plus durer. Comme moi, avec moi, votez Mélenchon dès le 1er tour. C’est la seule issue pour en finir avec les présidents monarchiques qui dirigent tout depuis leur palais élyséen ; en finir avec la toute-puissance des marchés, de la finance, et des détenteurs du capital qui s’approprient indûment les richesses de la planète aux dépens de millions de miséreux.

Rêvons ensemble d’un nouveau monde, d’une société où tous vivent dans la paix et la sécurité, c’est-à-dire une société où règne la justice ; une société qui respecte la vie humaine ; une société où chaque individu voit ses besoins fondamentaux satisfaits – nourriture, logement, éducation, soins de santé. J’ajouterai un libre accès aux transports publics, aux installations sportives et de loisirs, à la culture – bibliothèques, musées, monuments et éléments divers du patrimoine commun…

En un mot, je vous parle d’une société où règne le partage. Une telle société vit dans la paix. Définitivement, nécessairement, inévitablement. 
Parmi les – rares – candidats qui sont porteurs de ces idées, seul Jean-Luc Mélenchon est capable d’arriver au second tour et d’inaugurer le Nouvel âge. Votons pour lui dès le 1er tour. 

Si ma vision vous plaît, n’oubliez pas de faire suivre cet article autour de vous. Et de parler, échanger, convaincre. Mais ne vous battez pas ! Respect. Et n’oubliez pas que la première sagesse consiste à savoir se taire à bon escient.

Bernard Clavière