Accueil triomphal à Rouen pour François Ruffin et son documentaire sur les Gilets jaunes

 A partir du 15 février et jusqu’à la sortie du film (le 3 avril) Gilles Perret et François Ruffin parcourent le pays. Vendredi soir  ils venaient présenter leur documentaire à l’Omnia,  Rouen  (deux projections pour deux salles combles)

 

À tous les députés de l’Assemblée Nationale, à toute l’équipe gouvernementale (Castaner au premier chef) à tous les éditocrates de service qui sévissent sur les plateaux dits d’information, aux lobbystes à la solde de.., aux distillateurs de haine, à Luc Ferry, J-M Apathie, P Cohen, A Finkelkraut, C Barbier, à tous ceux qui par leur discours -largement repris sur les ondes- cherchent depuis le début, à discréditer, fustiger le mouvement des GJ, je formule un seul voeu: prenez le temps de vous “informer autrement”  en allant voir (ou en vous faisant projeter en privé…) le film documentaire de Gilles Perret et François Ruffin

Doux et cruel, émouvant et décapant, mais surtout profondément humain, il vous fera approcher au plus près la réalité des ronds-points (des havres patiemment “construits” puis diaboliquement démolis par les forces de l’ordre); il vous fera partager la réalité de ce que vivent au quotidien ces “invisibles” qui, grâce au mouvement des GJ, accèdent enfin à la  “lumière” et seront désormais immortalisés dans le film documentaire « j’veux du soleil ». Ne vous laissez pas intimider par les “débordements” lors de manifestations, que des chaînes de TV diffusent en boucle (à croire que des “infiltrés” sabotent le mouvement avec l’aval de…)

François Ruffin et Gilles Perret sont partis de la Somme, et nous les suivons lors de leur “périple”  (une forme de raod movie) à différents ronds-points,  jusque Marseille.

Ce qui intéresse le député de la FI, c’est toujours et avant tout l’humain. Il sympathise, interroge, prend des notes, commente avec beaucoup d’humour et l’on reçoit en plein visage (pour ne pas dire en plein cœur) des témoignages dont certains arrachent les larmes : malgré des vies cabossées, la revendication de la dignité -par trop bafouée !

Ecoutez  la parole enfin libérée, celle de Corinne Carine Khaled Rémi Denis Cindy et de tant d’autres.

Regardez cet immense totem à l’effigie de Marcel ( Ruffin en expliquait la genèse et la portée métaphorique hier soir à l’Omnia)

 Un film salutaire ! À ne pas rater !!

François Ruffin, député, journaliste et co-réalisateur avec Gilles Perret de “J’veux du soleil” a présenté vendredi 22 février 2019 à Rouen son documentaire sur les Gilets jaunes.

À lui seul, ce petit documentaire tourné en à peine une semaine sera parvenu à remplir les deux grandes salles de l’Omnia de Rouen (Seine-Maritime). Comptez environ 730 sièges, ayant trouvé preneurs une semaine avant le vendredi 22 février, date de l’avant-première rouennaise de J’veux du soleil, ce film de François Ruffin et Gilles Perret sur le mouvement des Gilets jaunes.

« Un film d’amour »

« Un tel engouement, c’est très rare », annonce d’emblée Jean-Marc Delacruz, programmateur de la salle au micro. Devant une assemblée déjà acquise à sa cause, le député La France insoumise, rédacteur en chef du journal Fakir et réalisateur François Ruffin s’apprête à montrer son nouveau documentaire après Merci Patron, un « road movie, décrit-il, film d’amour à la rencontre des Gilets jaunes ».

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« Les , c’est quelque chose dont je rêvais depuis 20 ans », explique @Francois_Ruffin. Il est à pour présenter son film sur le mouvement, qui vise « à en garder une trace ».

Le parti pris, c’est de rouler en voiture, de rond-point en rond-point, et d’aller parler avec des gens de jaune vêtus. « On y a toujours été bien accueillis », s’étonne presque Gilles Perret, documentariste très à gauche déjà auteur il y a deux ans de L’Insoumis, sorte de making-of de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon.

Sur les sièges rouges de la grande salle de l’Omnia, on reconnaît les députés communistes Sébastien Jumel, Hubert Wulfranc ou encore le médiatique Gilet jaune François Boulo, porte-parole rouennais du mouvement. 

Un public acquis à la cause

Les lumières s’éteignent, J’veux du soleil débute sur l’air de Douce France, mixant des images joyeuses de Gilets jaunes et d’autres, violentes, de manifs qui dégénèrent. Le film est ainsi construit, manichéen, avec son « méchant », comme l’avoue François Ruffin, et ses gentils, les Gilets jaunes des ronds-points. « Il n’y a pas de bon film sans méchant », explique-t-il, s’inspirant de l’adage d’Hitchcock. 

Le méchant, ici, c’est le président Emmanuel Macron. Et la salle le hue à chacune de ses apparitions éclairs, applaudissant copieusement a contrario les interventions des Gilets jaunes montrés à l’écran. Les lumières se rallument, et c’est la standing ovation. 

Vidéo intégrée

Les nombreux Gilets jaunes présents dans la salle et étant intervenus dans le débat suivant la séance sont enchantés. Et ledit débat, d’abord en lien direct avec le film, de vite se transformer en une succession de prises de paroles relatives au mouvement, à la nécessité de faire en sorte qu’il ne meure pas, à des pistes de réflexion pour le relancer.

Et la grande salle de l’Omnia, le temps d’une séance qui s’éternise en assemblée générale, de se muer en rond-point.