MACRON EN GUERRE CONTRE LES PLUS PAUVRES

Le président de la République a annoncé son envie de s’attaquer aux minimas sociaux.

Opération de communication rudement bien menée par l’Élysée dans la nuit de lundi à mardi. Une vidéo du président de la République a été publiée sur le compte Twitter Sibeth Ndiaye, conseillère presse et communication de l’Elysée, dans laquelle on le retrouve dans le Salon Vert à débattre du discours qu’il doit donner le lendemain au 42ème Congrès de la Mutualité française à Montpellier. Un projet audacieux qui aurait pu être un véritable coup de com’ pour le président, mais qui depuis hier soir fait le buzz sur Twitter.

La volonté d’Emmanuel Macron de vouloir casser son image de banquier propre sur lui n’a pas fonctionné. En effet les propos tenus dans cette vidéo par le président sont crus et très mal choisis.

« La politique sociale, regardez : on met un pognon de dingue dans les minima sociaux et les gens ne s’en sortent pas. Les gens pauvres restent pauvres, ceux qui tombent pauvres restent pauvres. On doit avoir un truc qui permet aux gens de s’en sortir », affirme-t-il.

 

Sibeth Ndiaye@SibNdiaye
 
 

Le Président ? Toujours exigeant. Pas encore satisfait du discours qu’il prononcera demain au congrès de la Mutualité, il nous précise donc le brief ! Au boulot !

 

Une vidéo filmée et montée par une équipe de l’Élysée et validée par le président.

Malgré tout son franc-parler n’a pas plu aux français.

« On met trop de pognon, on déresponsabilise et on est dans le curatif. Toute notre politique sociale, c’est qu’on doit mieux prévenir — ça nous coûtera moins. » 

Dans son discours au Congrès des Mutualistes ce midi, le président a confirmé son ambition de tourner sa politique sociale vers la prévention et la responsabilisation.

Responsabiliser les citoyens, moins dépenser, plus prévenir, son discours ne change pas de celui tenu hier. Selon lui, « la société doit s’émanciper par le travail. »

 

Emmanuel Macron

 

@EmmanuelMacron

 
 

Il nous faut sortir d’une logique de guichet pour entrer dans une logique d’accompagnement.

 

Macron a également confirmé son intention de passer le reste à charge à 0€.

« La réalité : une couronne c’est 200€, la correction d’une myopie c’est 65€, un appareil auditif 1700€. Nos concitoyens doivent parfois renoncer à entendre, à sourire, à voir normalement.

Nous étions dans une impasse. Nous apportons une réponse au pouvoir d’achat et à la prévention : on va passer de 200€ à 0, de 65€ à 0, de 1700€ à 0.« 

 

Emmanuel Macron

 

@EmmanuelMacron

 
 

La réalité : une couronne c’est 200€, la correction d’une myopie c’est 65€, un appareil auditif 1700€. Nos concitoyens doivent parfois renoncer à entendre, à sourire, à voir normalement.

Plusieurs économistes ont répondu, afin de montrer qu’ils trouvaient les propos de Macron aberrants.

Thomas Porcher

 

@PorcherThomas

 
 

Les = 70 Mrds:
– 13 pr les handicapés,
– 17 pr les autres minima sociaux (personnes âgées, etc)
– 18 pr les alloc logement
– 9 pr les prestations familiales
– 8 pr les aides locales
– 5 pr la prime d’activité
Que dise concrètement où il va couper?

 

Pierre Madec@p_madec
 
 

Après «les emplois aidés coûtent chers sans résoudre le chômage», «la politique du logement coûte cher sans résoudre le mal logement» voici « les aides sociales… »
J’avoue ne toujours pas comprendre l’argument «pour accroître l’efficacité d’une politique il faut la réduire» …

BFMTV

 

@BFMTV

 

Pour Macron, les aides sociales coûtent un “pognon de dingue” sans résoudre la pauvreté

 

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1 COMMENTAIRE

  1. Non, Macron n’a pas fait une erreur de communication! Tout est calculé et voulu. Il y a longtemps qu’il a fait une croix sur tous ceux qui sont en bas de la corde et il n’y a que les tous premiers de cordée qui méritent toutes son attention et ses services.
    Jupiter des Riches est là par effraction, il n’a aucune base sociale ni politique? Son rôle de ultra-libéral il veut le mener à bout. Il a besoin pour cela du soutien (ou au moins de la neutralité) de la classe moyenne. Il veut une dualité entre ceux qui travaillent et ceux qui ne travaillent pas. Et pour cela il s’appuie sur une idée qui existe dans la classe moyenne et qu’il ne faut pas nier: « Nous, on travaille et on a droit à rien pour nourrir tous ces fainéants d’assistés. » Par définition, la classe moyenne est a-priori individualiste et ce n’est que très rarement qu’elle se donne un destin collectif; Cet état de chose convient très bien à Jupiter et il fait tout pour que cela ne change pas. Si ce n’était pas le cas Il serait tout simplement foutu!

    lemediapresse.fr