Législative partielle en Guyane: Jean-Luc Mélenchon rêve d’une revanche sur Emmanuel Macron

 Histoire de mettre toutes les chances de son côté, le chef de file de la France insoumise s’est réservé une semaine pour sillonner ce territoire d’outre-mer qui est aussi la deuxième région de France par sa taille. Visite d’un village amérindien, tournée médiatique et meetings électoraux… Jean-Luc Mélenchon n’a pas ménagé sa peine lors de sa tournée en Guyane où son candidat Davy Rimane affronte ce dimanche le député sortant LREM Lénaïck Adam au premier tour d’une élection législative partielle.

 

 

Voir l'image sur TwitterVoir l'image sur TwitterVoir l'image sur Twitter
 
 

Avec @DavyRimane et @younousomarjee, rencontre avec la cheffe coutumière de Bellevue.

 

 

Précipitée par le Conseil constitutionnel qui a annulé le précédent scrutin en raison du faible nombre de voix (57) qui séparait les deux finalistes, cette législative a tout d’un match-revanche pour un Jean-Luc Mélenchon pressé de tailler des croupières à la majorité présidentielle.

 

Sur le papier, le candidat de son coeur, Davy Rimane, l’une des figures du mouvement social de mars-avril 2017 et syndicaliste de l’Union des travailleurs guyanais (UTG), a toutes les chances de se qualifier pour le second tour face à Lénaïck Adam, jeune chef d’entreprise bushinenge diplômé de Sciences Po, qui, lui, a bénéficié du soutien appuyé du ministre et délégué général d’En Marche Christophe Castaner. Le député invalidé a également reçu le soutien de l’UDI et du président de la collectivité territoriale de Guyane, Rodolphe Alexandre.

“La Guyane va être un peu l’épicentre de la vie politique pendant quelques jours”, a résumé Jean-Luc Mélenchon qui y était arrivé en tête au premier tour de l’élection présidentielle. Après la victoire des candidats Les Républicains aux deux législatives partielles de février (1ère du Territoire de Belfort et 1ère du Val d’Oise), nul doute qu’une nouvelle défaite d’un candidat LREM serait lue au plan national comme un revers pour les macronistes et le président de la République.

Une victoire du candidat LFI permettrait qui plus est à Jean-Luc Mélenchon de continuer à se présenter comme le fer de lance de l’opposition au chef de l’État.

Par Geoffroy Clavel- huffingtonpost.fr